L'ENTV a diffusé hier 17 juillet, au cours du journal de 20 heures, un reportage sur Collo où il est dit que les vacanciers ont déserté les plages de cette ville à cause de la pollution qui y sévit préférant celles d'El Kala. C'est là un mensonge très grave et lourd de conséquences.
Qu'on en juge: les images proposées hier aux téléspectateurs ont été filmées au début du mois de juin. En effet, la journaliste en question était venue à Collo couvrir la clôture de la semaine culturelle d'Illizi à Collo. Ayant raté la cérémonie, elle a décidé de réaliser ce document truffé de contrevérités et orienté dans le but de discréditer la ville de Collo. Pourquoi l'ENTV a-t-elle diffusé hier un reportage réalisé un mois plus tôt mais censé refléter la réalité du momentt? Quelles sont ses motivations ? On n'en sait rien.
Encore une fois, l'ENTV se distingue par un grave manquement à son devoir de service public.
Nous défions l'ENTV de venir filmer les plages de Collo telles qu'elles sont actuellement. Les estivants affluent de toute part cherchant la quiétude et l'hospitalité légendaire de la ville de Collo. Ce ne sont certainement pas ces images montrées hier qui détruiront une réputation bien établie.
Pour corroborer nos dires, nous vous reproduisons un article publié par le quotidien Liberté dans sa livraison du 19 juillet 2010.
Les juilletistes en force. |
La ville balnéaire de Collo est entrée cette année précocement dans l’ambiance de la saison estivale. La hantise d’une saison blanche, vu que le mois sacré du Ramadhan s’est accaparé une grande partie du mois préféré des vacanciers, s’est donc finalement estompée avec le rush des juilletistes qui envahissent les différentes plages de la région dès le petit matin au grand soulagement des commerçants. Cette grande affluence des estivants a coïncidé avec la canicule qui va désormais crescendo. Les excursionnistes viennent de presque toutes les wilayas de l’intérieur du pays. En dépit donc de l’état très déplorable de l’aménagement urbain dans cette ville oubliée des pouvoirs publics, Collo garde toujours sa réputation de destination estivale touristique très prisée par les vacanciers. Les plages autorisées comme La baie des Jeunes filles, Talèza, Aïn Om Lakssab, ou non autorisées comme Tamanart, Lebrarek, Ben Zouit sont envahies par les baigneurs faisant ainsi le bonheur des petits vendeurs à la sauvette qui ont également squatté tous les espaces bordant ces plages ainsi que ces dites “quinzaines économiques” qui durent toute la saison estivale au grand dam des commerçants. L’amélioration de la ration d’eau est également un facteur important dans le choix des estivants. Une virée à l’hôtel le plus prestigieux de Collo, à savoir l’hôtel Bougaroun, qui a opéré un lifting tous azimuts y compris la généralisation de la climatisation et l’apport d’un chef cuisinier nous donne déjà un aperçu sur cette saison qui s’annonce prometteuse, vu que la moitié des chambres est déjà occupée. Cependant, ce grand rush des estivants, particulièrement durant le week-end, pose le grand problème de la circulation en ville. Les files de véhicules bloquent plusieurs routes du centre-ville et en l’absence des feux tricolores, certaines routes sont bloquées par le panneau de signalisation “Stop”. D’autres axes routiers en plein centre-ville, très importants pour la fluidité de la circulation, sont également interdits à la circulation pour des raisons de sécurité. Par ailleurs, les centres de vacances, qui ne sont d’ailleurs pas tous exploités et qui d’habitude font le bonheur des jeunes chômeurs de Collo ont apporté une nouveauté cette année préférant s’accompagner de tout le personnel, y compris des agents de services. Des jeunes de Talèza qui se sont plaints, nous témoignent que les offres d’emploi au niveau de ces centres se sont limitées aux femmes de ménage et interpellent les autorités locales pour y inclure des clauses dans les cahiers de charges favorisant l’emploi local. Nonobstant ces lacunes, la région balnéaire de Collo est entrée en pleine saison estivale et c’est tant mieux pour les pré-insulaires. Boukarine Abderrahmane
|